Toulon est la première étape sur la route de François Hollande après son meeting parisien de dimanche. Trois temps forts cependant avant les ors du Palais Neptune qui l’on conduient en compagnie de Marc Vuillemot, maire de La Seyne à la maternité de l’hôpital, au quartier Berthe et à la mairie de la ville. Au milieu d'une foule de militants et de nombreux journalistes, les élus de la gauche varoise attendaient leur candidat aux points forts du parcours, parmi lesquels Pierre Yves Colomba, sénateur du Var, Robert Alfonsi, Mireille Peirano et Joël Canapa, vices président du conseil régional ainsi que le président Michel Vauzelle venu de Marseille.
Suivre un candidat à la Présidence de la République, favori des sondages de surcroit, n’est pas une sinécure, il faut avoir les épaules solides, les pieds blindés (j’ai marché moi aussi!) et ne pas hésiter à jouer des coudes si l’on veut être assez proche pour recueillir ses propos et prendre quelques photos. Ce qu’il y a de bien c’est que lorsque vous arrivez à vous faire coincer au centre du cercle, plus personne ne peut vous en déloger, le mur est infranchissable!!
On sent un François Hollande en forme, décontracté, sur de lui « Je sais que ça va être long , dit-il, nous sommes à trois mois de l’élection, c’est encore loin, je me dois de faire campagne avec respect pour les français que je n’ai pas le droit de décevoir, ils ont été suffisamment déconcertés pendant cinq ans pour que je sois ferme dans mes convictions, clair dans mon projet et simple dans mon approche.»
On le sent très à l'aise, si à la tribune la gestuelle est très miterrandienne, dans la foule entre poignées de main, bises et tapes sur l'épaule, ça ressemble à du Chirac .
En réponse au maire de La Seyne qui lui exposait la problématique de la maternité dont le déplacement est prévu dans le nouvel hôpital à l’est de Toulon, le candidat à répondu que le dossier serait réexaminé après le mois de mai « Il y a deux exigences, un service de qualité, et des conditions d’accès rapides aux soins, il semble qu’ici ces deux conditions soient réunies et quand on connaît la problématique de déplacement dans la région, notamment en été, je conçois que les habitants soient émus par ce transfert. J’ai écris qu’il ne pouvait pas y avoir de service d’urgence à plus d’une demi heure, je maintiens cette position. Ici vous avez le nombre de naissances suffisant (j’ai entendu 1500 par an ) et la qualité des soins et des équipements et l’exigence de proximité, je crois que les conditions sont réunies. J'ai suivi ta démarche à vélo cet été et je ferai mon possible pour qu’elle ne reste pas sans suite.»
E. Bleu Marine : Qu’est ce qui motive votre visite à la cité Berthe ?
François Hollande : «Dans mes déplacements mon devoir est de rencontrer le plus de français possible, d’être à l’écoute, je suis venu dans un quartier où les gens qui y habitent ne sont pas des plus favorisés, je suis venu dire aux jeunes qu’on ne les laissera pas tomber, qu’on est là pour les aider, leur tendre la main, bien sur que s‘ils ne se conduisent pas bien nous serons fermes avec eux, chacun aura des droits et des devoirs mais nous ferons tout pour être proche et leur permettre de réussir.»
Début de campagne en petite foulée, à fleurets mouchetés, pas d'attaque frontale envers l'adversaire , tout juste une petite insinuation de ci de là, pas de promesses non plus, quand au programme rien de plus que les grandes lignes énoncées dimanche. Les riches sont prévenus qu'ils en sortiront plus pauvres sans que les pauvres aient l'assurance de devenir plus riches !! Quand au marché, désigné comme seul coupable de la crise, on peut parier qu'il jouera encore longtemps le rôle de l'usurier du moyen âge à qui les puissants ruinés empruntaient de l'argent avant de dresser un bucher pour s'en débarrasser !
Gérard Normand - Mardi 24 janvier
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